Billets d'humeur, Côté Mum

Ou le deuil de l’enfant idéal

Pourquoi ne m’aime t’elle pas ?

Hier soir j’ai posé une question à ma petite souris. Elle était de bonne humeur, je pensais qu’on allait passer un moment sympa…la prochaine fois, j’enfile un legging et je pars courir 50 minutes, ça me fera moins mal !

Je lui ai donc demandé « ma petite souris, à quoi ça sert une maman ? »  Oui quand on y réfléchit, avec du recul, la question est vachement osée, mais bon sur le coup, moi je le sentais plutôt bien. Elle a donc posé sa poupée Elsa { je pense que pour me venger je vais lui cacher dans un endroit inaccessible pour elle, genre le dessus d’une armoire, comme ça elle la cherchera toute sa vie}, m’a regardé bien dans les yeux et a commencé à énumérer les qualités première de sa maman { Maman, définition : celle qui en a bavé pendant 9 mois, celle qui a passé des nuits entières à ne pas dormir pour lui caresser la tête pour qu’elle s’endorme, celle qui a passé des heures en rentrant du boulot à lui concocter des petits plats maison pour qu’elle puisse grandir en forme…bref celle qui mouille le maillot depuis bientôt 3 ans}

« Une maman ça sert à plier le linge, ça sert à engueler Petite souris pour rien, ça fait la cuisine, ça boit du thé { elle est super observatrice pas vrai ?!}, ça va au travail…temps de pause…c’est nul les mamans, moi j’aime pas les mamans, je préfère les papas… »

Devant tant de gentillesse, j’en ai demandé encore… et j’ai osé… « ma petite souris, à quoi ça sert les papas ? »

« Un papa ça sert à faire des câlins et à jouer aux lego avec moi »

J’ai eu mal, mais comme j’ai eu mal. J’ai donc beau faire tous les efforts du monde, elle le préfère LUI ❤ et en plus elle me snobe et en fait des tonnes.  Sur le coup, j’ai sorti ma rengaine préférée {celle qui dit que nous les femmes on a le temps de rien, on est bonnes qu’à subir les tâches ménagères et on a du coup pas le temps de profiter…} et j’ai fait la victime, j’ai boudé… j’y ai pensé toute la nuit. Puis j’ai compris…

J’ai idéalisé et j’idéalise encore. Je n’ai toujours pas compris, l’enfant idéal, celui dont je rêvais en secret, la relation mère-fille dont je rêvais n’existent pas. J’étais en train de faire un caprice, et je fais constamment des caprices avec elle : hier soir, j’ai exigé qu’elle m’aime à moi puis j’ai boudé. Comme si son amour se monnayait, comme si elle ne me donnait jamais d’amour, comme si, du haut de ses même pas 3 ans elle pouvait être perverse au point de faire exprès de me faire mal. Alors OUI, je l’ai rendu perverse, parce que je lui ai montré à plusieurs reprises que ce genre de comportement me touchait en plein cœur, telle une maman capricieuse, je n’ai même pas vu plus loin que le bout de mon nez et je ne me suis même pas dit que ce genre de réponse provocante pouvait vouloir dire tout autre chose. J’étais à côté de la plaque {une fois n’est pas coutume}.

3,2,1 La révélation :

Je passe la plupart de mon temps à dire à ma fille {via mes comportements, réflexions, questions} qu’elle n’est pas comme l’enfant idéal que j’avais commandé au Papa Noel. Eh oui c’est dur à entendre et encore plus à dire, mais c’est la vérité. En fait, je lui reproche mon incompétence parentale et surtout mes faiblesses. Il faut savoir que quand tout doit être carré, ma petite souris est triangle, quand il faut être escargot, elle est zèbre, quand il faudrait être comme moi je veux, elle est comme elle l’a décidé, parce que c’est elle, une petite souris bien dans ses pompes avec ses gouts, ses envies, ses préférences, ses qualités et ses défauts. Je suis là pour l’aider à trouver sa place, la rassurer, l’épauler…et je fais l’inverse. La douche froide…. J’étais à côté…tout ce temps-là, je me suis trompée.

Promis petite souris, j’arrête. Fait ce que tu veux, aimes moi de loin s’il le faut {la fusion, nous ce n’est pas notre truc}. Aime-moi le plus maladroitement possible, j’accepte. Préfère ton papa s’il le faut, j’adore vous voir vous aimer si fort comme ça. Je serai toujours là quoiqu’il arrive. Devant ou derrière la scène. Zigzague et je zigzaguerai avec toi. Crie et je crierai avec toi. Soit triangle et je serai triangle avec toi. Soit zèbre et je serai zèbre avec toi. Le pilier c’est moi. Ma force c’est toi. Continue d’être si imparfaite…tu le fais si bien.

 

1 réflexion au sujet de “Ou le deuil de l’enfant idéal”

  1. Alors on a testé par ici…
    Voilà les pépites …
    -Une maman ca sert …à passer l’aspirateur
    …à donner des bonbons
    …à donner des pistaches
    ….à faire des câlins
    ….à soigner les bobos

    Un Papa…
    Soupir …ca sert à je sais pas et faire la bagarre

    Jai bien un petit mec 🙂

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